Le CONDOR
 
   
   
LE JOURNAL DES CEVENNES
Samedi 7 Aout 2004
PEINTURE
L'Alésien distingué par la fédération de la culture
Le Condor peint l'aura des gens
Le peintre cévenol retranscrit aussi ses coups de gueule
pinceaux en main.
 

   En mars dernier, le peintre alésien surnommé Le Condor a été élu révélation internationale du grand concours de Puget sur Argens dans le var. Pour l’artiste cette médaille d'or attribuée par la Fédération internationale de la culture récompense le fruit d'un travail de longue haleine. Le Condor a surtout attiré les curieux avec son particulier et original qui consiste à retranscrire un regard sans concession sur le monde et l'actualité.
   Ainsi, le peintre a surtout été remarqué par son tableau assez monumental intitulé «Requiem pour trois cons", une manière de critiquer Bush, Blair, Saddam Hussein et la guerre en Irak. Sur la toile, on voit un fil de fer rouillé rappelant l'embargo en Irak, l'ombre d'un char d’assaut, mais aussi un sujet implorant le ciel dans lequel une colombe

blessée préfère fuir ce monde de brutes. Le Condor, qui a présenté quatre tableaux au concours international du Puget, a également dénoncé la télé réalité sur son tableau intitulé « La dominatrice ». Avec de la peinture à huile, l'artiste a représenté une femme, « à la séduction meurtrière », avec une tête en forme de télévision ! Il même deux toiles dont l’une déchirée.
   Le Condor peut également s'attaquer aux bons instants de la vie en lançant un message dans lequel il pousse les gens à goûter à l'instant présent sachant que les bons moments sont éphémères. La révélation du grand concours du Puget continue donc son bonhomme de chemin en explorant le mouvement artistique du sentimentalisme.
   Le Condor a en effet lancé en 2002, peut-être par provocation, ce sentimentalisme qui permet d’exprimer un sentiment par la gestuelle dansante des sujets mis en scène

comme des mimes. Les personnages du Condor n’ont pas de regard, pas d'ombre, sont filiformes, ce qui peut choquer voire même mettre mal à l'aise.
   « Je m’attaque à l’aura des gens. Je veux peindre l’invisible. » Le peintre rend aussi hommage à la beauté et à la grâce en peignant l'opéra de Paris. Quand au monde coloré de l'artiste, on retrouve le plus souvent des couleurs qui se rapproche de la lumière.
   Désormais à la tête d'une centaine d’œuvres, réconforté par cette médaille d'or attribuée par la Fédération française de la culture, Le Condor s’attaque à la promotion de ses toiles.
   Membre (parmi 550 artistes internationaux) de l'European art group, il expose cet été , à la place des Lys de Saint Tropez puis il enchaînera par le salon des indépendants de Paris, exposera éventuellement à Arténîmes puis à Versailles et Strasbourg début 2005.
   Celui qui s’est d’abord inspiré de Matisse séduit de plus en plus en utilisant bien


Le Condor et l'une de ses toiles

sûr la peinture à huile mais aussi en brûlant et en déchirant ses toiles pour mieux mettre en exergue son message. Une manière de se faire remarquer qui peut choquer mais qui ne laisse pas indifférent.

 
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