Le
peintre cévenol retranscrit aussi ses coups de gueule
pinceaux en main.
En mars dernier, le peintre alésien surnommé
Le Condor a été élu révélation internationale du grand concours
de Puget sur Argens dans le var. Pour l’artiste cette médaille
d'or attribuée par la Fédération internationale de la culture
récompense le fruit d'un travail de longue haleine. Le Condor
a surtout attiré les curieux avec son particulier et original
qui consiste à retranscrire un regard sans concession sur
le monde et l'actualité.
Ainsi, le peintre a surtout été remarqué
par son tableau assez monumental intitulé «Requiem pour trois
cons", une manière de critiquer Bush, Blair, Saddam Hussein
et la guerre en Irak. Sur la toile, on voit un fil de fer
rouillé rappelant l'embargo en Irak, l'ombre d'un char d’assaut,
mais aussi un sujet implorant le ciel dans lequel une colombe
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blessée préfère fuir ce monde de brutes. Le Condor, qui a
présenté quatre tableaux au concours international du Puget,
a également dénoncé la télé réalité sur son tableau intitulé
« La dominatrice ». Avec de la peinture à huile, l'artiste
a représenté une femme, « à la séduction meurtrière », avec
une tête en forme de télévision ! Il même deux toiles dont
l’une déchirée.
Le Condor peut également s'attaquer aux bons
instants de la vie en lançant un message dans lequel il pousse
les gens à goûter à l'instant présent sachant que les bons
moments sont éphémères. La révélation du grand concours du
Puget continue donc son bonhomme de chemin en explorant le
mouvement artistique du sentimentalisme.
Le Condor a en effet lancé en 2002, peut-être
par provocation, ce sentimentalisme qui permet d’exprimer
un sentiment par la gestuelle dansante des sujets mis en scène
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comme des mimes. Les personnages du Condor n’ont pas de regard,
pas d'ombre, sont filiformes, ce qui peut choquer voire même
mettre mal à l'aise.
« Je m’attaque à l’aura des gens. Je veux
peindre l’invisible. » Le peintre rend aussi hommage à
la beauté et à la grâce en peignant l'opéra de Paris. Quand
au monde coloré de l'artiste, on retrouve le plus souvent
des couleurs qui se rapproche de la lumière.
Désormais à la tête d'une centaine d’œuvres,
réconforté par cette médaille d'or attribuée par la Fédération
française de la culture, Le Condor s’attaque à la promotion
de ses toiles.
Membre (parmi 550 artistes internationaux) de
l'European art group, il expose cet été , à la place des Lys
de Saint Tropez puis il enchaînera par le salon des indépendants
de Paris, exposera éventuellement à Arténîmes puis à Versailles
et Strasbourg début 2005.
Celui qui s’est d’abord inspiré de Matisse séduit
de plus en plus en utilisant bien
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Le Condor
et l'une de ses toiles |