| Cotes
Normandes |
le
29/03/2005
|
| D'HORIZONS
ET D INSPIRATIONS VARIÉS |
| Des
peintres aux talents multiples |
|
-
Le Condor et son sentimentalisme
Originaire d'Alès et membre de l'European Art
group, Le Condor a une conception bien particulière du but
de la peinture. "Le peintre doit être le témoin de
son temps et du sentiment des gens que ce soit de la révolte,
de l'incompréhension ou autre. Le peintre a la possibilité
de faire passer un message. Le Radeau de la Méduse de Géricault
reste la plus importante référence pour Le Condor : Ce tableau
est d'une puissance phénoménale. On ne peut que tomber amoureux
d'une peinture comme ça. Mais ce n'est pas une peinture que
l'on accrocherait sur le mur de son salon." C'est
pourquoi, l'artiste peintre accepte de s'adonner à deux types
de peinture. "Je réalise des tableaux en grand format
pour dénoncer en sachant qu'il y a peu de chance que je trouve
un acquéreur et en parallèle, pour vivre, je fais des tableaux
plus légers sur le relationnel entre les gens." La
guerre en Afghanistan, le conflit Israélo-palestinien, le
choix de Pékin pour les jeux olympiques, le clonage humain,
la guerre en Irak. Le Condor puise son inspiration dans tous
les sujets d'actualité internationale d'envergure. "J'ai
réalisé une toile intitulée 'Requiem pour trois cons' où je
visais directement Bush, Blair et Saddam Hussein par rapport
à la guerre en Irak et cela m'a valu d'être élu révélation
internationale 2004." Le Sentimentalisme, c'est le
nom que Le Condor a trouvé pour désigner son genre de peinture.
Dénoncer le désordre mondial sans pour autant tomber dans
le misérabilisme. "En ce moment je travaille sur une
grande toile sur le sujet de l'Afghanistan. En gros je fais
passer le message que le jour où les Afghans respecteront
la femme, la liberté viendra sur cette terre."
|

Le
Condor peint d'abord pour dénoncer
|
|
-
Dominique Mattern : "Ce que je peint c'est l'âme des
gens"
"Ce que je peints, c'est l'âme des gens,
ce qu'ils portent en eux, ce qu'ils vivent." Dominique
Mattern est parisienne mais aussi et surtout une passionnée
des voyages et des découvertes d'autres cultures. "Mon
fils est stewart à Air France et je ne rate pas une occasion
de partir avec lui dès que je le peux. A la condition bien
sûr qu'il ne s'agit pas d'un simple aller-et-retour dans l'avion."
Par ce biais, Dominique Mattern a parcouru le monde entier
depuis le Chili jusqu'à la Thaïlande en passant par l'Afrique
noire et le Maghreb. Des voyages tous synonymes de rencontres.
"Cela ne m'intéresse pas d'aller là où les touristes
vont. Ce que le cherche c'est rencontrer les gens du pays
tels qu'ils vivent réellement." Pour communiquer,
Dominique Mattern utilise la peinture. "Je commence
à croquer les gens et ils sont curieux, ils viennent voir
et ils rigolent. C'est un bon moyen de nouer un premier contact
quand on ne connaît pas la langue. Je passe aussi par les
mères qui sont un bon fil conducteur. Tout le monde a le même
rapport avec un enfant. C'est quelque chose d'universel. La
communication, elle passe aussi par les regards et les petits
gestes. Il ne faut pas arriver dans tous ces pays en conquérant."
Dominique Mattern dit avoir une préférence pour l'Orient "avec
ses tons extrêmement chauds et ses couleurs vives."
Aquarelle, pastel, sanguine, les techniques varient mais le
thème reste le même: les hommes et les femmes. "Je
ne peins pas les enfants car je trouve un visage qui a connu
les épreuves, qui a vécu des choses, plus intéressant. En
résumé, ma peinture dépend du moment. Lorsque je pars dans
un pays et que je rencontre des gens, ça me nourrit. J'ai
comme des bouffées qui me remontent. Je ne fais pas de la
peinture à message. Je suis plus une peintre qui va ressentir
l'âme des gens."
|
|
-
Grete Berg Stenmark peint le Tsunami
Artiste Norvégienne, Grete Berg Stenmark était présente
sur le Salon avec trois toiles représentant le Tsunami. "En
général, je ne peints pas les catastrophes. Au contraire je
suis plus portée sur la beauté et la lumière. Mais je crois
aussi que lorsqu'on ajoute un élément de noirceur dans une
peinture, elle devient encore plus belle." Ainsi,
cette oeuvre en trois volets qui montre des plagistes insouciants,
étendus sur une plage, tandis que la troisième toile montre
la vague fatale qui les emportera tous. Fascinée par le paysage
normand, l'artiste envisage de rester quelques jours pour
croquer quelques vues de Honfleur et des plages normandes
avant de retourner dans son atelier de Norvège pour "peindre
la réalité en me servant de mon imagination
pour combler les morceaux manquants."
|
|
-
Elizabeth Mowry : " je suis tombée amoureuse de la brume"
Membre d'honneur de l'association L'art du pastel
en France, Elizabeth Mowry est Américaine. Elle était présente
sur le Salon notamment pour dédicacer, en avant première mondiale,
les tout premiers exemplaires de son dernier livre "Landscape
Meditations". "Les paysages français sont mes favoris,"
confie l'artiste qui regrette ne pas pouvoir parler en français.
"Je viens souvent en France, en Normandie, dans la
région de Toulouse ou en Provence. J'ai essayé d'acheter un
atelier ici à Honfleur quand j'étais venue passer une journée
en 1994. Je suis tombée amoureuse de la brume de cette région.
Je croyais que Corot l'avait inventée mais non elle existe
réellement." Elizabeth Mowry aime tellement la France
qu'elle reviendra exprès cet été pour célébrer en famille
son 65e anniversaire.
|
|