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Un
Alésien, qui signe ses toiles " le Condor ", a décidé de prendre
l'avenir de l'expression picturale à bras le corps. Il lance
un nouveau mouvement artistique qu'il a nommé " sentimentalisme
".
J'ai vécu un moment extraordinaire, l'an dernier, à Barjac.
Il y avait un retraité mineur à l'entrée de mon exposition,
là par hasard. Nous avons échangé quelques mots, il ne se
sentait pas de s'intéresser à une exposition de peinture ;
finalement nous l'avons vu ensemble, j'ai essayé d'expliquer
ce que je fais, à partir de chacune des toiles, il en est
sorti en me disant : " aujourd'hui, j'ai appris quelque chose
". C'est pour des gens comme ça, que je peins, que je retournerai
cet été à Barjac, pour ce moment extraordinaire, directement
à l'origine de dix ou quinze créations ". Le Condor peint.
Il peint avec sa passion, ces émotions aussi. Au point d'ailleurs
qu'il compte bien faire école. " Je lance cette année officiellement
", dit-il avec une certaine solennité, " une nouvelle école
de peinture, le sentimentalisme ". Le chef de file du sentimentalisme,
donc, le définit ainsi " c'est l'état d'âme de mes contemporains
sur des situations provoquées par eux, démarche volontaire
ou pas" " Le Condor s'attache ainsi à mettre en lumière la
pensée des êtres, leurs sentiments, leur lumière intérieure
: le Condor s'éloigne ainsi du
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figuratif,
des décor, mais aussi de l'expression, des visages, des regards.
Dans son oeuvre les personnages sont convoqués par leurs formes,
des couleurs expressives, qui sont utilisées pour soutenir
le trait des formes et rendre expressive la pensée mise en
spectacle. Pour parvenir à la définition de cette école de
peinture, l'Alésien a bourlingué.
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Il
a même été homme d'affaires. Il a également beaucoup travaillé
sur l'histoire de la peinture, les émotions suscitées par
la rencontre avec une œuvre. Aujourd'hui, il peut dire " le
sentimentalisme en peinture, comme tous les grand courants
artistiques, s'appuie sur un acquis antérieur ; en l'espèce,
le sentimentalisme poursuit la réflexion et
l'expressivité fauvisme ". Pour défendre son projet, Le Condor
dispose actuellement d'une tribune. Il est effet l'invité
d'honneur du festival, "Art en juin ", qui se déroule actuellement
à Souppes-sur-Loing, jusqu'au 16 juin, non loin de fontainebleau,
en Seine-et-Marne. Il reviendra à Barjac ? "j'ai envie de
vous remercier de l'accueil qui m'a été fait l'an dernier
"? du 21 juin au 14 juillet à la chapelle des Capucins avant
d'aller exposer au festival de Roquebrune, dans la baie de
Saint-Tropez. Du 13 au 22 août. Le Condor ne manque d'ailleurs
pas de projets puisqu'il envisage l'année prochaine une "
tournée d'été " qui pourrait le conduire en une sorte d'exposition
itinérante aux quatre coins de l'hexagone. Tandis que des
contacts sont d'ores et déjà noués pour concrétiser quelque
chose dans des pays européens, à commencer par la Hollande.
Le sentimentalisme est-il promis à la destinée du fauvisme
? La société d'aujourd'hui et les peintres en décideront.
" Un brin folie est toujours nécessaire " rappelle le Condor.
M.P.
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